En 1991, irrités de voir
les médias donner selon eux trop d'importance aux travaux des
scientifiques "pro-ovnis" sur la vague en cours (MM. Meessen et Brenig
de la SOBEPS), une dizaine de scientifiques belges ont fait paraitre
une sorte de droit de réponse, sous la forme d'un
communiqué de presse qui fut publié en
intégralité dans le journal LA WALLONIE daté du 26
octobre 1991. En voici le texte, tiré d'une page du site du sceptique M. Leurquin, qui en fait évidemment des gorges chaudes, tant il va dans le sens de ses croyances :
En tant qu'universitaires, nous sommes interpellés,
malgré nous, et parfois choqués par le battage
médiatique fait autour du récent rapport de la SOBEPS
à propos de la vague belge d'ovni, et nous souhaitons formuler
les remarques suivantes.
Un grand nombre de scientifiques, et particulièrement
les astronomes, sont passionnés par l'idée de la
recherche d'une vie extra-terrestre et par les nombreux programmes en
cours visant à établir une éventuelle
communication avec d'autres civilisations. Ils sont même pour la
plupart convaincus que la probabilité d'existence d'une autre
vie ailleurs n'est pas négligeable. Certes la probabilité
d'une possible communication est beaucoup plus faible, et à
fortiori celle d'une rencontre. Mais il est certain qu'un tel
événement serait accueilli comme la chose la plus
extraordinaire de notre histoire.
La vague de sensationnalisme qui a deferlé ces derniers
jours sur la Belgique, au travers d'une partie heureusement très
limitée de la presse, a pu faire croire au public que la preuve
d'une visite extra-terrestre était apportée par certains
scientifiques belges. Il est loin d'en être ainsi.
Une remarque s'impose ici à propos du nombre de
scientifiques réellement impliqués dans l'étude du
phénomène ovni : le fait qu'environ 80 scientifiques se
soient rendus à une réunion organisée en
février 1991 par la SOBEPS ne signifie nullement qu'"une
centaine de chercheurs tant de l'ULB que de l'UCL s'y
intéressent de près" (Le Soir du 22-10-91). Ce nombre ne
doit pas atteindre la dizaine. De surcroît, les trois
scientifiques de la SOBEPS qui signent un ou plusieurs chapitres du
rapport ont des attitudes radicalement différentes et parfois
contradictoires : face au réalisme volontaire de Léon
Brenig, chef de travaux à l'ULB, et à la prudence de
Michel Bougard chimiste, on trouve les affirmations ambigues et parfois
incohérentes du professeur Auguste Meessen de l'UCL.
Pour se convaincre de ces contradictions, il suffit de voir
comment les différents journaux ont compris le message de la
SOBEPS : on y trouve toute la gamme des conclusions possibles. Elles
sont pourtant tirées du même rapport.
Un premier examen de ce rapport nous amène aux conclusions suivantes :
- La photo de couverture provient d'une diapositive dont l'authenticité ne peut être absolument garantie.
- Les autres documents photographiques ou vidéographiques n'apportent aucun élément probant.
- L'analyse des échos radars reçus par les F-16
de notre Force aérienne faite par Monsieur Meesen fait
apparaître qu'il pourrair s'agir de phénomènes
météorologiques, tandis que la prétendue
détermination de vitesses supersoniques et
d'accélérations foudroyantes pour des engins
matériels n'est pas du tout convaincante.
- Le rapport ne fait pratiquement mention d'aucune autre mesure physique exploitable.
Ajoutons que plusieurs des signataires du présent
communiqué (physiciens, météorologistes ou
astronomes) ont déjà été contacté en
vue d'examiner divers documents se rapportant à ces
phénomènes inexpliqués. Rien de mystérieux
n'est sorti de ces examens; plusieurs cas ont déjà
été élucidés et d'ailleurs certains de
ceux-ci sont repris dans le rapport de la SOBEPS.
En conséquence, il nous semble qu'une fois de plus, l'ensemble
de la problématique des ovni repose uniquement sur des
témoignages.
La bonne foi de la majorité des témoins n'est
pas ici mise en cause et nous espérons qu'une
interprétation correcte de leurs observations sera
découverte. Il nous paraît que l'important travail de
compilation et de tri fait par la SOBEPS devrait être
utilisé pour des études psychologiques et sociologiques,
portant notamment sur l'examen des perceptions visuelles et sur leurs
possibles interprétations.
La longue histoire de la littérature ufologique nous
enseigne que d'innombrables phénomènes, perçus
d'abord comme absolument étranges, ont pu être
interprétés ensuite par des moyens classiques. Cela
suppose évidemment que des observations aient été
recueillies en nombre suffisant et qu'une analyse sereine ait
été entreprise pour chaque cas.
Nous espérons que le présent communiqué
sera diffusé par les organes de presse, et qu'ainsi seront mieux
rencontrées les exigences à la fois de la rigueur
scientifique et de l'information objective.
Jacques Demaret, Maître de conférence à l'Institut d'astrophysique de l'Ulg
Nicolas Grevesse, Chef de travaux à l'Institut d'astrophysique de l'Ulg
José Gridelet, Docteur en médecine, Neuro-physiologue
André koeckelenbergh, Astronome, Chargé de cours à l'ULB
André Lausberg, Chef de travaux à l'Institut d'astrophysique de l'Ulg
Jean Manfroid, Directeur de recherches au FNRS
Arlette Noels, Chargée de cours à l'institut d'astrophysique de Liège
Alfred Quinet, Chef de département à l'IRM
Jean Surdej, Maître de recherches au FNRS
Jean-Pierre Swings, Agrégé de faculté à l'Institut d'astrophysique de l'Ulg
Discussion
Ce texte est un bel exemple d'argument
d'autorité, de subjectivité et de superficialité.
Car une fois passées les pétitions de principe encourageantes ("nous sommes en tant
que scientifiques, naturellement ouverts, voire enthousiastes à
l'idée d'un contact avec une intelligence extraterrestre"),
quelles sont en fait les critiques faites par ce groupe de scientifiques ? Reprenons leur texte dans l'ordre :
Cela commence par une critique envers un journal Belge (Le Soir) qui a
transformé la venue (en simple auditeurs) de 80 scientifiques
à la conférence de la SOBEPS de février 91, en
"intérêt tacite de ces mêmes scientifiques pour ce
sujet". Fort bien, un journal a donc un peu "enjolivé" la
réalité, belle découverte en vérité
! Mais, où est donc la faute de la SOBEPS ici ?
Seuls une dizaine de scientifiques (sur les 80 sus-cités)
s'intéresseraient réellement à ce sujet ?! Mais
c'est inespéré ! Que 10% des scientifiques Belges
s'intéressent publiquement à ce sujet tabou entre
tous, malgré les torrents d'ironie et de moquerie condescendante
auxquelles ils sont exposés, de la part des médias et de
leurs pairs (au risque soyons clairs de leur carrière),
voilà qui serait plutôt au contraire un signe encourageant.
Diviser pour mieux régner : on oppose les "bons"
scientifiques modérés (Bougard, Brenig), au "mauvais"
Auguste Meessen qui aurait (je le suppose) le tort d'affirmer un peu
trop nettement son penchant pour l'Hypothèse Extra Terrestre
(HET) ?! Et alors, les ufologues divergent peut être sur l'explication du phénomène, soit, mais sont-ils d'accord sur le fond, sur la réalité du phénomène
lui même ? Oui ! Et c'est cela le plus important, et c'est en
cela qu'ils s'opposent aux rationalistes et aux "pseudo-sceptiques".
La
preuve de ces contradictions internes à la SOBEPS : les journaux
qui commentent le rapport VOB1 ne racontent pas tous la même
chose ?! Fabuleuse argumentation qui fait porter sur la SOBEPS la
responsabilité de l'interprétation par des tiers,
ignorants du sujet, de leurs travaux ...
La photo de couverture
(Petit-Rechain) n'a pas une authenticité 100% garantie ?!
Certes, belle découverte, proche d'un truisme. En matière
de trucage photo, seule une preuve négative est certaine (et encore, pas toujours).
Ce que les auteurs de cette déclaration oublient de dire c'est
que cette photographie a été étudiée et
analysée scientifiquement à maintes reprises, au moyen
des procédés d'optique et d'informatique les plus
à la pointe, et que toutes les conclusions de ces analyses
convergent vers une authenticité très probable. A contrario aucune tentative de trucage probante n'a pu être fournie par un ufosceptique. Voir cette page de mon dossier à ce sujet.
Les autres documents photos ou vidéo n'apportent aucun
élément probant ? Si l'on entend par là "la preuve
absolue de la nature extraterrestre de l'ovni vu ce soir là",
alors oui, ces documents sont non probants. Par définition
même, une photo n'est pas une preuve "absolue". D'ailleurs ce genre de
preuve "absolue" n'existe pas, et la notion même de preuve est
bien plus complexe qu'il n'y parait, comme je l'ai abordé dans cet autre chapitre
de mon site. En revanche certains de ces documents ne sont pas sans
valeur, loin de là, ne serait-ce que pour confirmer les
témoignages, et vérifier la forme des ovnis, leur
vitesse, la position des "feux", etc. Même des photos
"ratées" peuvent être riches d'enseignements lorsqu'on a
la curiosité d'analyser et de réfléchir, avec une
réelle objectivité (Cf. les photos de Ramillies le 1er avril 90).
L'observation radar et la tentative d'interception du
30/31 mars 90 serait en fait non probante et peut être une
méprise due à des conditions
météorologiques exceptionnelles ? La belle
découverte. C'est Auguste Meessen lui même, dès
1994, qui a avancé cette thèse, en l'étayant de
plus d'une solide argumentation scientifique (car comme souvent, ce ne
sont pas les ufosceptiques qui "démontent" les cas, mais bel et
bien des ufologues "tenants"). Et surtout, il ne s'agit que d'un (1)
seul cas, parmi les centaines de la vague Belge. Certes il fut
très (trop) médiatisé, car en apparence presque
trop beau pour être vrai. Un ovni radar + visuel, confirmé
par des pilotes de chasse, et capable de performances en vol
inaccessibles à la technologie humaine ... le parfait "smoking
gun" en puissance. Mais ce cas a finalement été
probablement expliqué trois ans plus tard, ce qui confirme qu'il
faut laisser une période suffisante de temps avant de qualifier
un cas de probant, afin d'être certain d'avoir envisagé
toutes les explications possibles.
"Le rapport ne fait pratiquement mention d'aucune autre mesure physique exploitable [...] L'ensemble
de la problématique des ovni repose uniquement sur des
témoignages"
? Mais oui, par définition, et voilà justement ce qui
dérange au plus haut point ces savants. Comme l'a dit Isabelle Stengers [ 1],
la Science aime avoir l'initiative, elle a horreur qu'un
phénomène ne se prête pas à ses
règles du jeu, et ne se laisse pas examiner "sur la paillasse".
Or l'ufologie n'est pas une science, n'a jamais prétendu
l'être, et ne le deviendra jamais. C'est un domaine de recherche
et d'enquête qui porte justement sur les témoignages
d'observations de phénomènes aériens non
identifiés.
"Rien de mystérieux
n'est sorti de ces examens; plusieurs cas ont déjà
été élucidés et d'ailleurs certains de
ceux-ci sont repris dans le rapport de la SOBEPS.[...] La longue histoire de la littérature ufologique nous
enseigne que d'innombrables phénomènes, perçus
d'abord comme absolument étranges, ont pu être
interprétés ensuite par des moyens classiques".
Argument classique, aussi vieux que l'ufologie, et toujours aussi
erroné : beaucoup d'ovnis (une majorité) sont
expliqués, donc tous pourraient l'être. Eh bien non. Un
"vrai" OVNI par définition est justement un cas qui
résiste à toute explication connue, bien "que des observations aient été
recueillies en nombre suffisant et qu'une analyse sereine ait
été entreprise",
pour reprendre la formulation de l'article sus-cité. Nos 10
scientifiques arrêtent donc leur effort juste à l'endroit
où il faudrait l'intensifier.
"La bonne foi de la majorité des témoins n'est
pas ici mise en cause et nous espérons qu'une
interprétation correcte de leurs observations sera
découverte. Il nous paraît que l'important travail de
compilation et de tri fait par la SOBEPS devrait être
utilisé pour des études psychologiques et sociologiques,
portant notamment sur l'examen des perceptions visuelles et sur leurs
possibles interprétations". Cette
attitude, très classique aussi des ufosceptiques, est
évidemment parfaitement incompatible avec la conclusion de
l'article, assez attendue et "téléphonée" qui dit "ainsi seront mieux
rencontrées les exigences à la fois de la rigueur
scientifique et de l'information objective". Comment en effet qualifier d'objective et de scientifique,
une démarche d'étude qui présuppose le
résultat qu'elle est censée rechercher ? Réduire
le phénomène ovni à une explication
psycho-sociologique (canulars, méprises, amplifications
médiatiques) est un pur acte de foi, qu'une personne
réellement scientifique et objective refusera de commettre
dès qu'elle tombera sur un seul cas solide, a fortiori
plusieurs, comme dans la Vague Belge.
Bref cet article illustre que, sortis de leurs domaines d'expertise
respectifs, les scientifiques sont comme vous et moi, des êtres
humains normaux et faillibles, avec leurs préjugés, leurs
peurs, et leurs réflexes corporatistes.
En vérité, tous les scientifiques qui se sont
réellement penchés sur le dossier OVNI, et l'ont
étudié à fond, durant un laps de temps suffisant,
en enquêtant sur le terrain (et non en faisant confiance à
d'autres, ou en généralisant sur la base de quelques
cas), se sont prononcés pour la réalité du
phénomène, et on prôné la poursuite de son
étude. Une majorité d'entre eux a même clairement
proposé une origine extraterrestre pour l'expliquer. Parmi ces
scientifiques citons pêle mêle : Hynek, McDonald,
Guérin, Saunders, Bakers, Poher, Davies, Alexander, Harder,
Hall, Hill, Meessen, Von Ludwiger, Petit, Jacobs, Donderi, Haines,
Bramley, La Paz, Powers, Kuttner, Haisch, Earley, Wood, etc. (liste non
exhaustive).
A contrario, et à quelques très rares exceptions
près (Donald Menzel par exemple), tous les scientifiques qui ont
exprimé une croyance négative à propos des ovnis
depuis plus de 50 ans n'avaient fait qu'effleurer le sujet, voire
même ne le connaissaient pas du tout (Page, Sagan, Brahic, ...).
Nul doute pour moi que les dix signataires de l'appel ci-dessus font partie de la seconde catégorie.
Episode II
Fin novembre 1991, Jean Manfroid (Université de Liège,
Institut d'astrophysique) a diffusé sur le réseau Paranet
une seconde déclaration, co-signée par J. Demaret, N.
Grevesse, A. Lausberg, J. Manfroid, A. Noels, J. Surdej, et J.P. Swings.
Encore plus virulente que la première envers les ufomanes en
général, et la SOBEPS en particulier, elle affirme
notamment que "la vague Belge est juste une affaire commerciale bien
orchestrée, avec une exploitation délibérée
de la crédulité humaine", ou que "le rapport de la SOBEPS
(ndr : VOB1) manque totalement d'objectivité scientifique".
Objectivité dont ces distingués savants nous donnent
immédiatement une démonstration, en terminant leur
déclaration par l'éloge d'un livre de Marc Hallet paru
début 1990, et qualifié lui de "travail scientifique et
sérieux" !
Voici donc le texte en question
* Forwarded from "ParaNet UFO Echo"
* Originally from Michael Corbin
* Originally dated 11-24-91 23:25
The following report has been provided by Jean Manfroid of the Liege
University and the Institute of Astrophysics. Mr. Manfroid is a
subscriber to the ParaNet digest on Internet.
SCIENTISTS OF THE ASTROPHYSICAL INSTITUTE OF THE UNIVERSITY OF LIEGE COMMUNICATE THE FOLLOWING REPORT ON THE SOBEPS BOOK
ABOUT BELGIAN UFOS, AND AGREE TO HAVE IT DISTRIBUTED VIA PARANET.
Belgian UFOs
SOBEPS, a Belgian association of UFO buffs has compiled and published a
series of accounts of UFO sightings in the Liege area. The title is
"The UFO wave over Belgium" (in French), and it is now a top selling
book here. The preface is by the French CNRS scientist Petit,
well-known for the fact that his scientific inspiration is due to
aliens (coming from planet UMMO, 15 light years from us, as you should
know). Coincidentally, Dr Petit and others are publishing at the same
time books on the UMMITs.
The Belgian scientific community and specially the astronomers have
followed the development of this UFO story since its beginning two
years ago. The first events were reported at a time when many
astronomers were busy observing several comets, among other
things. Moreover, Western Europe was blessed with nice
weather, so that the night sky was particularly well examined by many
expert observers. A very impressive Venus hung for several months in
the evening sky. There was also a rather intense activity
at the local airport, with frequent AWACS patrols. And, as usual, lots
of aircrafts crossed the Liege area, with, at any time, a minimum of 3
or 4 to be seen.
As always during the eastern elongations of Venus (sensibly more than
for the morning elongations, like the current one), we received many
calls from people excited by strange lights crossing the evening sky.
When more information was asked, it almost invariably turned out to be
Venus, although the Moon and halos were sometimes implied. We
were also asked to examine several video tapes received by the national
TV station. Again, Venus was almost always the culprit.
These tapes were, as a rule, affected by very bad images, the automatic
focusing being fooled by surrounding objects, or by trying to catch a
point source at infinity... Nice effects were obtained with extra-focal
images of the aperture stop, pulsating disks etc. We were often
surprised by the descriptions given by the people who took the videos:
they cited distances of 30 or 50 meters, they spoke of hanging globes,
moving rapidly, following their cars etc... though their recordings
showed much more benign events.
Invariably, all those people were looking at the sky for the
first time. This raises some doubts on the validity of occasional
witnesses.
Some of these accounts, as well as others, were relayed by the media.
Video tapes of aircrafts at night, showing only their lights were
visible. The snowball effect rapidly developed.
Witnesses appeared, reporting triangles in the sky, while
frustrated astronomers, albeit logging many more hours of observations
(with sophisticated equipment), continued to see satellites,
meteorites, aircrafts (at times as triangles of light spots).
Apparently SOBEPS accepts the fact that Belgian UFOs adopted the
international conventions for the lights on their flying crafts. That
three lights could form a triangle seemed to have impressed SOBEPS
analysts.
Meanwhile the public became "ripe" for a "serious" brain-storming by SOBEPS.
Several observing campaigns were set up with many UFOs being
caught. The air force was somehow involved, with air fighters ready to
take off on short notice. One fighter caught, during a
few seconds, spurious echoes with supersonic velocities. Certainly some
atmospheric or electronic disturbance, but this was interpreted by
SOBEPS as the ultimate proof of alien visitors (when a police radar
clocked a road signal above the speed limit some years ago, nobody
thought of that interpretation). Nothing was seen visually, which means
that, though UFOs can be invisible, they do not have the certainly much
simpler stealth technology.
Again, during those campaigns, expert amateur and professional astronomers saw no UFOs at all.
All these accounts are compiled in the biased SOBEPS book. A
typical example of the scientific philosophy of the SOBEPS can be found
in a UFO sighting during the February 90 lunar eclipse.
Hundreds of people were in the field, observing the sky, and
they saw the Moon, but also planets, stars, satellites and
aircrafts. But from inside the bathroom of a nearby house, one
person glimpsed some fast-moving light close to the Moon. She got
another brief glimpse from another window. This witness was
retained in the SOBEPS compilation. The poor folks who had
perfect observing conditions, who knew something about the sky, and who
saw a plane instead of a UFO, are not given consideration.
The photographic and video material included in the report is very
poor. After picking out aircrafts and astronomical objects, only
out-of-focus, blurred images remain. Some of them certainly are
fabricated. Most awful of all is the grotesque cover picture. One
of the strangest aspects is that, in spite of thousands of witnesses,
no clear, crisp, image has been produced. Any other so widespread
phenomenon would have resulted in hundreds of nice photographs and
kilometers of indisputable video material.
The release of the SOBEPS report was greeted by full-page articles in
newspapers with provocative titles stating that alien visitors are
among us, and that this is now a scienfically accepted fact. The
national TV network danced to the same tune.
We made public our concerns on the issue and a note was quickly
released to the press by 10 scientists from various institutions. This
note found some positive echoes in the media.
Our intent was to disprove the alleged implication of the
scientists in this affair (only 2 or 3 scientists are involved in the
SOBEPS activities). We have looked at the SOBEPS report, and we
found that it is in no way a scientific work. It does not bring the
tiniest bit of evidence in favor of alien visitors. Discovering
evidence of extra-terrestrial life would be a tremendous feat in the
history of mankind, but SOBEPS-like works
do nothing toward such a discovery. On the contrary,
there is some risk to bring bad publicity to serious projects like SETI.
A conclusion that might be drawn by some, is that the Belgian
UFO wave is just a well-orchestrated commercial affair, with deliberate
exploitation of human credulity.
Our general opinion is that the SOBEPS report totally lacks scientific objectivity.
N.B. An excellent, in-depth, exhaustive, coverage of the UFO
phenomenon, had been published in early 1990, by Marc Hallet --
"Historical and scientific analysis of the UFO phenomenon" -- but in a
limited number of copies. The small impact of this serious, scientific,
work, compared to the giant waves generated by SOBEPS and other
farcical compilations is frustrating.
J. Demaret, N. Grevesse, A. Lausberg, J. Manfroid, A. Noels, J. Surdej, J.P. Swings
(Institute of Astrophysics, University of Liege)
Références :
[1] Un entretien avec Isabelle Stengers
: entretien exclusif, réalisé par l'historien Jacques
Baynac pour Arte (soirée Théma sur les ovnis
diffusée le 17 mars 1996), publié dans le N°2 de la
revue Anomalies et sur le site de philippe Huleux (Triangle).